La menace n'est pas le changement climatique, mais notre hubris

Alors que le JDD publie un texte court mais percutant de Nicolas Hulot, écrit à l'occasion de la Marche pour le climat du 21 septembre 2014, je voulais partager ce texte de Marlowe Hood, qui a tenu la rubrique environnement à l'AFP Paris de 2007 à 2012. C'est long, c'est bon, c'est déprimant. C'est à lire sur l'excellent blog "Making of" de l'AFP, dont on ne peut que conseiller la lecture régulière avec insistance.

Pour la tribune de Nicolas Hulot, c'est par là : "L'humanité est au pied du mur"

Le point focus est Paris en décembre 2015, où 194 Etats doivent passer un accord global pour prendre la suite du protocole de Kyoto qui arrive à échéance. La courbe de l'irréversible croise une certaine courbe du fatalisme. A Paris, il y a la volonté des Nations unies, et de la France qui héberge cette conférence, de remettre tout le monde en mouvement, et de passer à un stade supérieur d'engagement. Mais quand 194 Etats doivent remettre à plat leurs priorités économiques et acter une sortie de l'économie carbonée, c'est très compliqué... Plutôt que de s'en effrayer, il faut s'en responsabiliser. La semaine prochaine à New York, Ban Ki-moon donne l'occasion que les discussions puissent commencer et que les gouvernements posent déjà sur la table un certain nombre de propositions concrètes. Comment finance-t-on à la fois l'adaptation au changement climatique pour les pays du Sud, et la transition énergétique? Paris 2015, ce sera l'aboutissement. Paris 2015, c'est le grand rendez-vous pour l'humanité. L'humanité va décider de son avenir à Paris.

Le reste peut n'apparaître que comme futilité et les oppositions aux changements nécessaires comme des irresponsables.