En finir avec "l'oncle raciste"

beauf-cabu.jpgC'est un cliché du repas de famille : l'oncle raciste. On subit ses saillies des fins de repas avec plus ou moins de tolérance selon son âge, son humeur du moment, le degré d'alcoolémie de chacun ou la proximité géographique. C'est un cliché un peu rassurant : le racisme (et tous les dérivés haineux qui l'accompagnent) est un truc de vieux beauf ivre.

Mais comme tous les clichés, s'il a sa part de vérité, il est aussi très éloigné de la réalité.

En effet, j'aimerais bien qu'on s'intéresse un peu plus au neveu et à la cousine racistes. Ces deux-là m'inquiètent beaucoup plus. Pourquoi ? Ils sont jeunes et voteront donc plus longtemps que le vieil oncle. Ils démarrent dans la vie et galèrent, ne trouvant quasiment aucune réponse concrète à leurs problèmes et voyant (mais très rarement) une classe politique qui leur parle une langue incompréhensible.

On oublie que l'oncle a fait des petits, qu'il a parlé à son entourage et en a convaincu. On aurait dû arrêter d'ignorer ses saillies de fin de repas ou de simplement le traiter de "sale facho" histoire de pouvoir dire dans la voiture au retour "t'as vu, tonton je l'ai pas laissé dire, qu'est-ce que je lui ai mis !"

S'il faut une suite à ce billet, en voilà :